Je n’arrive plus à écrire.
Pourtant j’en ai envie, y pense, commence. Mais je n’ai pas
de propos. Pas de conseil, pas d’anecdote, pas de réflexion qui vaille la peine
d’être développée.
Par contre, j’ai envie de parler de mes pousses. J’ai semé
des graines de thym, basilic et ciboulette (les trois fantastiques des herbes aromatiques) dans une jardinière que j’ai accrochée
à ma fenêtre. J’ai arrosé,
précautionneusement, en mettant mon pouce devant le bec de mon arrosoir pour ne
pas faire bouger les graines. Plusieurs fois par jour, parce qu’il a fait chaud
la semaine dernière. J’ai mis un point d’honneur à garder la terre humide
malgré la chaleur.
Et ça a percé. Un point vert sous la terre. Joie !
Miracle ! Le vert se fraye un chemin petit à petit. Pousse la terre pour
éclore. La ciboulette est un peu à la traîne mais elle s’y est mise aussi.
Et il a fait plus froid cette semaine. Alors j’ai rentré ma
jardinière la nuit, peur que mes fragiles pousses ne prennent un coup de froid.
Et au premier rayon de soleil je leur fais reprendre l’air.
Chaque jour est une découverte, je n’ai jamais été aussi
souvent à ma fenêtre. Avec autant d’impatience.
Je continue de les arroser, amoureusement.
Même si j’ai peur des pigeons, je ne vous le cache pas.
Même si j’ai peur des pigeons, je ne vous le cache pas.


